16.11.2007

Rythmes

Finalement lorsque tout son être est tourné vers une chose qui l'absorbe en l'occurrence le travail, la curiosité semble s'étioler. Trop fatiguée ou manque d’intérêt pour traverser tout Paris à la découverte d'un restaurant, d'un lieu. Cette petite chose qui me chatouille en permanence, me fait courir pour aller voir un film, découvrir une nouvelle adresse, capter l'air du temps, pffff envolée, éteinte. La curiosité est-elle comme la libido sans l'exciter elle n'existe ? Alors finalement on reste sur les valeurs sures à portées de fourchettes, et de regard. Pas de temps, pas le temps puis le temps passe ... on se résout à un rythme, toujours plus élevé, tout devient précis, compact, sous contrôle et tout s'accélère, encore et encore. Ce qui est étonnant c'est la difficulté d'adaptation aux différents rythmes, lorsque tout s'arrête, dépression, le mouvement n'est plus le même, l'énergie qui nous anime non plus. Il faut reprendre son souffle, se reprendre, changer ses habitudes contractées depuis quelques mois. Puis place faite, l'envie pointe à nouveau son nez et ses papilles. Le champ des découvertes se profile à nouveau, le chatouillement s’active par intermittence, on trouve une autre place, similaire mais différente. Et finalement on a hâte de connaître à nouveau ce vertige … to be continued

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